A la suite du séisme qui a eu lieu en Haïti, la communauté haïtienne de France et en particulier de Guyane se trouve dans une situation catastrophique. Les Haïtiens ne sont plus en mesure de prouver leur état-civil et n’ont aucun espoir de satisfaire aux exigences en vigueur pour leur régularisation.
Face à cette situation humanitaire dramatique, nous demandons au Gouvernement Français :
une régularisation exceptionnelle et durable de tous les Haïtiens présents sur le territoire français,
le regroupement familial exceptionnel pour les proches, tout particulièrement enfants et personnes âgées en danger en Haïti alors qu’ils ont de la famille sur le territoire français,
des mesures spécifiques pour la prise en charge des enfants de Guyane devenus orphelins,
l’abandon des exigences administratives en matière d’état-civil devenues impossibles à satisfaire,
des moyens supplémentaires humains et financiers pour gérer la situation à la Préfecture de la Guyane.
La Guyane a déjà su accueillir les Martiniquais victimes de La Montagne Pelée et les Hmongs par exemple. Nous demandons maintenant, avec le soutien de l’Union Européenne, un plan de développement pour la Guyane, intégrant la communauté haïtienne et incluant l’éducation, la formation, le logement, la santé et le travail.
A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.
En 2007, 622 salariés ont péri dans un accident du travail, presque deux par jour. Sur les 720 150 accidents avec arrêts enregistrés, 46 426 ont entraîné une incapacité permanente. La plupart des accidents proviennent des métiers d’exécution.
Vendredi 13 novembre, l’amendement visant à soumettre à l’impôt sur le revenu les indemnités journalières versées aux victimes d’accident du travail a finalement été adopté à l’Assemblée Nationale. Une mesure proposée par le président du groupe UMP, Jean-François Copé, avec le soutien du président de la République, du premier ministre, du ministre du budget. Une mesure injuste, inacceptable, obscène, votée « au nom de l’équité » !
Elle rapportera 150 millions d’euros. La défiscalisation des heures supplémentaires en coûte 4 milliards. Les niches fiscales exonèrent 70 milliards d’euros. Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés.
Après les suicides à France Telecom et ailleurs, voici la réponse du gouvernement aux salariés qui subissent des conditions de travail toujours plus dégradées.
Par notre protestation collective, il est encore possible d’empêcher le vote de ce texte. Le Sénat l’examine le 7 décembre. Les accidentés du travail sont les premières victimes de l’organisation du travail. Les privilèges fiscaux sont ailleurs ! Contre cette « France de demain » façon Nicolas Sarkozy, qui s’en prend systématiquement aux plus vulnérables, il est temps d’agir. Et de gagner.
Derrière la réforme du lycée, la mise au pas des enseignants de tout le second degré.
Sur le site de la fédération des syndicats Sud Éducation, le tract contre le projet de décret concernant l’organisation des EPLE
Sur le site de la fédé Sud Éducation, le communiqué de presse faisant suite aux déclarations de Sarko sur la réforme du lycée. C’est ici
Vous pouvez aussi consulter le numéro spécial réforme du lycée de Sud Éducation Guyane.
Nous dénonçons la casse du système éducatif public qui, par la baisse du nombre de postes d’enseignants, entraîne encore plus de ruptures d’égalité. Comment faire pour scolariser 1500 élèves sans les moyens nécessaires ? S’agit-il de supprimer toutes les aides pédagogiques dispensées par le RASED et les CLIN ? S’agit-il de généraliser l’échec scolaire ?
En Guyane, la population scolaire augmente de 4% par an et compte plus de 6000 enfants de 3 à 16 ans non scolarisés (chiffres INSEE juin 2009), c’est d’une véritable politique volontaire en postes et en construction dont nous avons besoin.
En conséquence, nous, enseignants, syndicalistes et parents d’élèves refusons de cautionner cette débâcle éducative, organisée par le gouvernement, sous prétexte de déficits budgétaires. Que Sarkozy prenne l’argent là où il est, c’est-à-dire chez les riches, au lieu de multiplier les cadeaux fiscaux !
Également, nous nous opposons à la masterisation qui aura des conséquences sur le recrutement d’enseignants originaires de Guyane. En effet, le recrutement d’enseignants au bout de 5 années d’études pénalise les étudiants de Guyane qui n’ont pas assez de filières à leur disposition.
Refusons la précarisation de l’enseignement en revendiquant la titularisation et la formation des contractuel(le)s de l’Académie. Exigeons aussi le rétablissement du Bac professionnel en 4 ans qui permettra une meilleure réussite à nos élèves de l’enseignement professionnel ! Enfin, comment peut-on envisager de stabiliser des équipes pédagogiques sur les sites isolés quand le rectorat leur retire l’accès Internet qui leur permet d’être en contact avec leurs proches ?
Pour toutes ces raisons et parce que nous souhaitons que l’école de Guyane devienne une école de qualité pour toutes et tous, nous vous demandons, collègues et parents, de manifester vendredi prochain.
M. Luc Chatel et Mme Florence Robine, Recteur, sont également attendus à l’école du village Saramaca, à Kourou, à 13h. Nous appelons les collègues de la commune à être présents pour le recevoir.
Nous vous invitons à lire, imprimer et diffuser les affiches et le tract.
Les syndicats STEG-UTG et SUD Éducation appellent à la grève le vendredi 29 janvier.
